Le mal en bien

Été 2009
Guernica vole
en éclats.
Le mal en bien
Inappropriation : il faut se réédire.
La souplesse du roseau
La barbarie châtiée par notre splendeur.
***
Le mendiant (2)
Délire terne et format inapproprié donc,
Pour le plaisir d’un sang qui ruisselle
Et la vie sera plus belle.
Au clair de lune, un horizon ouvert
Intègre, intégré à la dimension des astres.
Antique outrecuidance qui se repaît d’elle-même, sans retour ni bagage. La solitude des hommes nous rendit intouchable hormis les cœurs vaillants.
À défaut d’être un dieu, ils parlent isolément au nom de tous.
Ballon d’hélium
tu as compris cette guerre
Un pavé dans la mare aux canards
Une suite de caprices inaccessibles
Emprise fictive mal assurée où le refus s’impose.
Misère aqueuse
Combattre une larme, là où il n’y a plus d’objet ;
Le pouvoir des fleurs, le pouvoir de l’image chemine sans façon.
Le juif errant.
***
Une charogne ambulante, pure produit du monstre, renifle sa vengeance : je serai la victime. Toi-même tu m’étonnes.
Epouvanté ou mort ne combat plus.
Un accélérateur de particules quand tout est tranquille
amplifie
Crevasses glissantes,
on dirait que le silicium colle.
Facile
Il n’est que fou.
La barbarie châtiée par notre splendeur
Meurt.
Bons baisers
De nulle part.
Minoritaires et dévoyés
Écoute ton cœur, leur erreur, leur prison, leur furie.
Et que vivent les petits Acadiens,
Une ronde éclairée pour que l’histoire avance.
24 ans, ton sourire à jamais.